Tout le monde l’appelle Trinette. Et, présidente ou pas, Trinette elle restera, foi de Jeannine Martin ! Elue à la présidence de la CSC-Seniors (avec 31 voix sur 36) en octobre dernier, elle a pris ses fonctions au congrès. Une nouvelle étape dans une vie de militante engagée à la CSC.

Quel a été votre parcours professionnel et syndical ?
Durant toute ma carrière, j’ai travaillé dans les soins de santé dans le même établissement, le même service et la même fonction : la salle d’opération. Syndicalement, j’ai commencé mon engagement à la CNE (Centrale des employés de la CSC) et siégé au conseil d’entreprise, au CPPT et à la délégation syndicale. Nous avions cinq affiliés et, quelques années plus tard, nous étions 150… En 1992, nous sommes passés à la CSC-Services publics car la clinique a fusionné avec l’hôpital public verviétois, une intercommunale hospitalilère. La fusion entraînait une arrivée massive de la CSC. On a ramé dur, mais la CSC-Services publics s’est imposée. En 2001, l’hôpital a été restructuré. Nous avons négocié un accord en front commun. Et c’est ainsi qu’en 2003, j’ai pris ma prépension.

C’était le début d’un nouvel engagement ?
Oui. Les PPCA m’ont invitée à une de leurs assemblées mensuelles. J’y suis allée et, de fil en aiguille, j’ai fait partie du comité PPCA. A deux reprises, la fédération de Verviers et Région de langue allemande a présenté ma candidature au bureau journalier des PPCA. J’ai été élue. Ensuite, elle a présenté ma candidature à la présidence et m’y voici.

Comment voyez-vous l’action de la CSC-Seniors ?
Les aînés représentent une force et un impact important qu’ils n’exploitent pas suffisamment. Nos revendications sont trop modestes. Il faut nous donner plus de visibilité ! En interne, il est nécessaire de concevoir des modules de formation pour nos militants : ils le souhaitent et en ont besoin. Avec toute la CSC, nous allons nous préparer à défendre notre modèle de sécurité sociale. Suite à la 6ème réforme de l’Etat, on y a touché pour la première fois : les allocations familiales et la gestion des maisons de repos et de soins vont être transférées du fédéral vers les entités fédérées. Nous allons devoir nous battre – avec les actifs, les jeunes et les allocataires sociaux – pour que la sécu reste le filet de garantie de chacun. Enfin, au plan européen, il faut continuer à assurer notre place au sein de la Ferpa, la Fédération européenne des retraités et des personnes âgées. Beaucoup de décisions sont prises à ce niveau et il faut aussi faire entendre la voix des seniors.

Source: Syndicaliste 793 / 10 décembre 2013